Québecois = insécure, cliché ou vérité?

Québecois = insécure, cliché ou vérité?
Alors avec cet article, je risque de me faire quelques ennemis mais bon, il n'y a que la vérité qui blesse.

Ce t
hème d'artcile m'a été inspiré par Coloc-fille et son ex ainsi que de mes discussions avec Nsi.

Explication : j
e viens de la France où il commence à être connu que les Québécoises sont un modèle de féminisme. Et bien, ce n'est pas une légende et pour une française qui arrive ici, c'est un soulagement.

En effet, san
s mettre tous les français dans le me bateau, il faut avouer que je ne suis pas la seule en France, à avoir eu le droit aux "espèce de s...!! va te faire e...!! qui suivent un refus à la drague de technique niaiseuse du "Ouaich princesse!" qui sous-entend "viens faire un tour dans ma cave". De plus, beaucoup sont du genre insistant, si on dit "non", doucement histoire de ne pas se faire insulter, ou qu'on dit "désolée mais je suis pas libre" , on a droit à de l'insistance et à l'éternel et indémodable "C'est pas grave, je suis pas jaloux!"

Alors ici, l
es mecs sont rares à pouvoir se permettre ça sans se recevoir une claque dans la tête et mille insultes, d'autant qu'ici, c'et la femme qui drague! (problématique pour moi d'ailleurs!) Et si l'homme drague et que cela soule la femme qu'il drague, il suffit qu'elle dise "n'y pense même pas" pour qu'il se casse.
Honnêtemen
t, ici, la première fois que j'ai dit gentillement à un garçon que je n'étais pas intéressé, j'ai été surpris qu'il me dise juste "ah ok, bonne soirée" (et poli avec ça!!).

Alors b
ien sur, tout n'est pas rose, mais quand même, en général, la femme est dominante par rapport aux hommes.

Alors, good
pour nous! diriez vous chère Mesdames! Enfin respectée, pas considérée seulement comme un bout de viande, le pied!

Et bien, je dira
is "oui et non". Point positif, comparé à nos grand mères, nous sommes bien, on peut enfin être libre et tout ça. (ici, je sais pas mais en France jusqu'en 1965, la femme ne pouvait travailler sans l'autorisation de son mari) Mais le problème, c'est que cela s'est fait très vite.

Alors et l'homme québecois dans tout cela? il a vu son grand père et son re qui dominait la maison (même si quand même la femme avait son mot à dire pour l'éducation des enfants), il était l'Homme qui ramenait les sous, le chef de famille. Et là, on lui dit presque, "tu pourrais pas, tu seras dominé par ta femme". Stress intense pour lui!
Et f
inalement est apparu chez certains, un énorme sentiment d'insécurité et un gros complexe d'infériorité.

Po
ur comprendre cela, il faut se replonger dans le passé. A l'époque de nos grands parents, que ce soit d'un côté ou de l'autre de l'Atlantique, l'homme était le maître, mais du fait, pour les fils, le modèle patriarcal était important (il l'es toujours d'ailleurs). Alors quand arrivait son tour de se marier , il fallait qu'il assure, pour avoir la même autorité que son père! si son père battait sa mère, il allait faire la même chose avec sa femme. Même si cela lui donnait des angoisses!

De
s psychologues disent même que le fait de battre sa femme vient d'un complexe d'infériorité(sa femme peut entretenir la maison en plus de s'occuper des dix enfants qu'il y a déjà, tandis que l'homme quand il rentre du travail, ne sait même pas laver une assiette comme il faut! ou plier un torchon! ).

Mais tout
à coup, la femme s'émancipe et en plus de ne plus accepter la domination d'un homme, elle veut payer le restaurant, ne supporte plus la galanterie qu'elle considère comme machiste, alors que l'homme a appris par sa môman que la galanterie est une marque de respect.

Do
nc quand on est perdu, l'insécurité nous gagne, et là, cela peut être un engrenade de névrose et de mensonges. L'homme devient mythomane par complexe d'infériorité. Ainsi, il en viendra à s'énerver pour un rien si sa blonde risque de tomber sur la vérité, l'accusant de l'opprimer, de ne pas l'accepter comme il est. Elle ne comprendra rien, et le verra juste comme un homme qui veut la dominer et lui donner un complexe d'infériorité!!

Ok,
je suis rendue loin, mais c'est ce qui est arrivé à Coloc-Fille.

Et le pi
re dans tout cela, c'est qu'il n'a pas compris qu'il n'avait qu'à ne pas mentir pour que tout ailles bien!
Heureuse
ment, tous les Français ne sont pas des machos, et toutes les québecoises ne sont pas des féministes!

(photo by me: septembre 2006)
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# Posté le mercredi 18 avril 2007 12:28

Modifié le vendredi 20 avril 2007 08:46

Repas franco-québecois

Repas franco-québecois
Cette semaine, c'est le marathon des rendues de travaux à l'université et pour Coloc fille, c'est le marathon pour finir son cours par correspondance de maths, point positive, nous avons l'appartement calme pour nous, car Coloc-garçon est en voyage.
M
ais alors que la motivation était à son comble (ha ha) soleil et chaleur attire. Pour se motiver avec Coloc fille, on se dit "ok, on donne un coup de collier cette aprés midi, et ce soir, on s'accorde une bière dans un bar".

L'
idée est lancée! Finalement, ça s'est vite transformé en repas gastronomique interculturel!

Po
ur la partie francaise; l' apéritif, tranches de rosette de Lyon, avec toast de tapenade d'olive, et porto Coloc fille a adoré!
Et p
our le repas, bouteille de vin de Bordeaux.

Pou
r la partie québecoise; Tourtière avec viande haché à l'intérieur, faite par la maman de Coloc-fille, et Muffins aux raisins secs en Dessert. Un régal! Il me faut la recette, j'en connais qui vont avoir une toourtière à mes prochaines vacances en France!

Le tout
assaisonné de souvenirs d'enfances et de discussion sur l'amour. (normale pour deux filles céllibataires qui discutent ensemble quoi!)

Aprés ç
a, direction le bar Saint-Sulpice. Ce soir, le défi, embrasser un mec pendant la soirée!

On arr
ive, my god! j'ai rarement vu ça, rez de chaussée plein, on monte au 2ème (ici, on passe directement au 2 ème étage, y a pas de 1er étage) Plein aussi, Coloc-fille me dit:

- tu ve
ux voir le 3ème étage ?
- ... parce que y en a un troisième?
- Oui, l'e
scalier est un peu plus loin là.
(
la machoire m'en tombe)
- Il est vr
aiment énorme ce bar.
-
Y a même une piste de danse au 4 ème.
- Wouah!

..
.... Très sympa ! On a dansé, discuté, et Coloc-fille a compté fleurette... pas moi.
Cette so
irée m'a fait prendre conscience d'une chose quand même, j'ai beau me dire "je suis jeune, j'en profites et Je- draague!!", quand le coeur n'y est pas, il n'y a rien à faire! .. ça ne me dit plus rien en fait!
Bref,
je suis rentrée bredouille mais Coloc-fille était aux anges aprés sa rencontre. cette histoire n'est pas fini! et ça me fait plaisir pour elle.

Pour
ma part, je suis heureuse de l'issue de la soirée. Pourquoi? prise de conscience dont je parlerais peut-être dans un autre article.

(photo by me : 14 avril 2007)

# Posté le dimanche 15 avril 2007 14:36

Modifié le dimanche 15 avril 2007 15:13

Noël vert, Pâques blanc...

Noël vert, Pâques blanc...
Trop d'hiver!

Cett
e année, l'hiver avait été long à s'installer. Aprés une petite vague de froid fin octobre, nous n'avions presque pas eu de neige jusqu'à mi janvier.
Ainsi
, mon premier Noël ici fut très vert!
Et bien
aprés deux mois de neige intense, enfin, la neige avait fondu! (je dis "enfin" mais moi, j'adooore la neige.) le soleil revenait et bien pour Pâques , de nouveau de la neige !!

L'hiv
er met autant de temps à repartir qu'il en a mit pour s'installer.
Depuis
une semaine et demie, ça neige, ça fond, on ne sait plus en quelle saison nous sommes! Et depuis hier, la slotch n'en finit plus d'inonder les trottoirs, mais c'est beau quand ça tombe! Hier, on avait l'impression d'être de nouveau au début de l'hiver.

Al
ors pour Pâques, c'est sur, on n'allait pas cacher des chocolats dans la cour, trop de neige! et dans la maison ? ... je vois mal mes coloc chercher des chocolats à quatre pattes surtout Coloc-gars qui a dépasla trentaine. Mais j'ai quand même acheté un paquet de petits oeufs, hihi! ca fait zoli en plus dans un bol, les emballages sont toujours multicolores.

Mes
sage pour ma matant' (comme on dit ici), ici, le seul changement pour Pâques c'est que le vendredi saint est férié. je pense que ça vient des traditions de notre chère chef d'État, puisque Grand-p'tit frère en Angleterre ne travaillait pas non plus ce jour-là.

En
tout cas, c'est un week end spécial, quand même le dimanche beaucoup de gens le passe en famille , on organise des grands repas, voir des week end détente où les gens en profitent pour se délasser (quand on a que deux semaines de congé payé c'est normal!). c'est le seul week end dans l'année le dimanche, la plupart des magasins sont fermés, ça fait bizarre, je suis habituée maintenant à faire mes courses le dimanche.

(photo by me : Pâques 2007)

# Posté le vendredi 13 avril 2007 10:42

Modifié le vendredi 13 avril 2007 18:13

Samedi calme aux airs de dimanche...

Samedi calme aux airs de dimanche...
Ce matin (ou plutôt ce midi), j'ai été éblouie à mon réveil par le soleil. Un temps superbe!!
On ouvre la
fenêtre en grand pour laisser entrer la chaleur du début du printemps. Un petit 7 degré, c'est toujours le fun!

Dans
l'appartement, l'atmosphère est calme et détendu. Coloc fille et coloc garçon sont debout aussi, on jase, on rigole, le printemps se sent de plus en plus.

ménagement, de l'ancien bureau de Coloc-fille dans ma chambre, et ensuite; avec deux chaises sur le balcon, on profite du soleil. Maths et lecture sont tellement plus agréable comme ça. La rue est plus animée qu'à l'habitude. Déjà, la neige étouffait les bruits, donc on a l'impression que la large rue de Sherbrooke, rarement déserte, est juste à côté. Les gens se promènent dans la rue, un grand sourire jusqu'aux oreilles. Seul Coloc- Garçon est enfermé dans la maison, c'est son jour de ménage.
Les
oiseaux chantent, on entend plusieurs sortes d'espèces. Je n'avais jamais fait attention aux oiseaux auxquels correspondent ses gazouillements, il faudrait que je me renseigne.

Les ge
ns retrouvent le gout de sortir, et du coup, les beaux mecs sont de retour. On découvre qu'un de nos voisins est un charmant brun en apparence célibataire (hum, hum!), ils passent plusieurs fois en roller et jette un regard vers nous (vers Coloc-fille en fait j'ai l'impression). Lunettes de soleil sur le nez, je finis de lire ma pièce de théâtre, pendant que Coloc fille s'endort sur son manuel de math.

Aprés ça, promenade sur le pont Jacques Cartier, le vent est vif, mais tellement agréable. On sent le fleuve, la mer. Mon vertige est presque totalement parti. Et partout, je vois les visages heureux des passants, même les automobilistes ont l'air plus sereins.

Au
milieu du chemin entre la rive de Montréal et l'île Saint Hélène, je me suis assise pour admirer. Dans l'eau, on voit encore des petits restes de glace, dernier vestige de l'hiver (quoique pour moi, les derniers sont les deux bande de neige qu'ils restent dans la cour, derrière chez nous. Faut dire, de chaque côté on avait des tas de presque 1 m 50 jusqu'à 2 m et quelques). Mais bon, on a beau être sorti de l'hiver, au bout d'un moment, le vent gèle les oreilles! Je décide de rentrer, avec une marche tranquille. J'ai le coeur léger et mon esprit est calme, serein.

Q
uand est ce qu'on recommence une journée aussi agréable? ...

(photo by me : 31 mars 2007)

# Posté le samedi 31 mars 2007 21:22

Modifié le dimanche 01 avril 2007 23:22

Le pont Jacques cartier et le vertige...

Le pont Jacques cartier et le vertige...
Comme Montréal est une île, forcément, il y a des ponts pour aller sur chaque rive et comme l'île est grande, il y a plusieurs ponts pour chaque rive. Et bien-sur vu la largeur du fleuve Saint-Laurent, les ponts sont grands!

Pour la rive Sud
, on a le pont Champlain, le pont Victoria, le petit pont de la Concorde (entre les quais du port et l'île Saint Hélène) et le pont Jacques Cartier. Le plus long est le premier, le plus connu est le dernier (y a de ses logiques parfois!!)

Et
le plus près de chez moi? le dernier aussi. Il relie Montréal, à Longueuil en passant par l'île Saint-Hélène où trône un parc d'attraction. En allant à l'université, je le vois au loin à l'horizon, et il me donne envie de le traverser. Effet psychologique, car pour moi, le pont J. Cartier représente l'évasion pour la campagne. Surtout depuis que jai rencontré un cheum (ex maintenant) qui habitait la campagne de la rive sud.

P
our lui, c'est l'inverse d'ailleurs. Traverser le pont signifit aller à la ville alors que pourtant Longueuil c'est une ville. Il faut dire lorsqu'on traverse le pont la vue sur le centre ville de Montréal est tellement belle! ça attire l'oeil, et la petite ville de Longueuil devient minus à côté de Montréal!
M
ais en plus, le fait de devoir passer un pont, nous fait paraître la ville super loin!

Donc pour moi,
ce pont mène sur la terre ferme (j'aime dire que j'habite une île d'Amérique du Nord!^_^) , à la campagne, au continent et fait paraître Longueuil loin (en fait, à pied, c'est loin). Mais aussi, il est ma fierté, mon affrontement d'une peur qui m'agace plus que tout, la peur du vide!

De
puis petite, je souffre de peur du vide, pas vraiment un vrai vertige mais une chute d'une poutre, il y a fort longtemps, m'a traumatisé.

Dep
uis le temps, j'ai soigné cela, je remonte sur les poutres, je grimpe aux arbres sur les murets et murs, les échelles et j'ai même, un jour, passé une heure et quelques, sur le toit de ma maison à 5 mêtres du sol, à parler avec un ami, qui faisait des réparations pour nous.

Donc guéri?
pas totalement, hélas, il me faut oujours un temps d'adaptation, pour de nouvelles situation. Ainsi, après avoir vu ma peur du vide revenir à la suite d'un déménagement, un jour de novembre, j'ai descendu la rue Papineau pour aller traverser le pont Jacques Cartier au moins jusqu'à l'Île sainte-Hélène.

J'arriv
e, il y a une chemin de chaque côté de la route pour les piétons.
MAis la remb
arde à ma droite donc côté vide est une barrière à barreau de trois mêtres de haut. La vie est magnifique, certes! mais quand je regarde mes pieds, je vois le vide. Je me concentres sur la beauté du paysage, on a une belle vue sur la ville. Malgré tout, plus la hauteur augmente, plus je me concentres sur la rembarde de gauche

Mais soudain, un trou entre la route et mon chemin, vue sur le Saint-Laurent, panique!!

O
n respire à fond. Il faut quinze-vingt minutes pour arriver à l'île SAint-Hélène, donc là, les larmes viennent aux yeux, les jambes flagellent, le tout est de ne pas s'arrêter car dans ce cas, on sent tous les mouvements du pont. Je marche d'un bon pas.

Enfin, j
e suis au dessus de l'Île, j'arrive à la dernière étape. Là il y a de gros piliers qui retiennent le pont. Ça ne bouge plus à cette endroit, j'enchaîne directement deux cigarettes, j'ai le coeur qui ralentit, les sueurs froides qui s'arrêtent, je n'en reviens pas d'avoir fait ça!

A
u niveau des piliers, y a un tunnel en dessus pour passer de l'autre côté, je vais voir le parc. c'est beau les vues d'ici! mais je n'y resterais pas des heures quand même.

Pou
r le retour, c'était plus facile quand même! En rentrant chez moi, j'étais fière!! je me sentais grande, et forte.

P
rochaine étape : le pont jusqu'à Longueuil! par contre, là je rentrerais en métro aprés parce que le passage à côté d'une route où cinq voies sont emcombrées à chaque moment, ça vaut son pesant de pollution!

(photo by me, 31 mars 2006 : vue sur le pont de la Concorde, et le pont Victoria)

# Posté le jeudi 29 mars 2007 17:53

Modifié le dimanche 01 avril 2007 23:11